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Interview de Jaye Wells
A la Une
auteur Jaye Wells
GenreVampires & Monstres

L’auteur de la série Sabina Kane répond à nos questions sur sa série !

Yabook : Quels sont les livres qui vous ont marqué lorsque vous étiez jeune et qu’est-ce qui vous a donné envie d’écrire ? 

Jaye Wells : Ma mère tenait une librairie et les parents de mon père en avaient une autre. J’ai tout simplement grandi au milieu de livres. Je lisais voracement – tout depuis C. S. Lewis jusqu’à Nancy Drew, en passant par ces anciens Livres dont vous êtes le Héros. En grandissant, je suis passée à Anne Rice, Stephen King et Anne McCaffrey.

 

Je n’ai pas commencé à écrire avec l’intention d’être publiée tout de suite. Après l’université, j’ai trouvé du travail en tant que rédacteur en chef pour un magazine. J’adorais écrire mais j’en ai eu vite marre des reportages. L’année de mes trente ans, j’ai décidé d’essayer d’écrire un roman. Je m’y étais déjà tâtée mais je n’ai jamais pensé sérieusement que je pourrais être un auteur. J’ai toujours pensé que si je devais en être un, ça serait facile. Ça ne l’a jamais été. J’ai alors pris des cours d’écriture et j’ai compris que c’était censé être difficile. Ça m’a libéré pour la suite. J’ai commencé mon premier roman pendant ces cours. Il en a fallu deux autres avant que je sois publié.

 

 

Yabook : Comment est né le personnage de Sabina Kane ?

Jaye Wells : J’étais sur la route un jour et j’ai entendu une voix de femme dire : « Creuser des tombes, c’est l’enfer pour une manucure ». J’ai dû m’arrêter et commencer à écrire sur-le-champ. J’avais terminé une courte scène à la nuit tombée et j’adorais tellement sa voix que j’ai décidé de commencer par comprendre son monde avant de continuer avec le livre. Mais tout a commencé avec cette introduction très intéressante. Elle était tellement irrésistible que je devais écrire son histoire.

 

 

Yabook : Pourquoi avoir choisi d’écrire sur une vampire ?

Jaye Wells : Et bien, pourquoi pas une femme vampire ? On voit beaucoup d’histoires avec des vampires mâles à la fois héros et monstres. Pourquoi seraient-ils les seuls à s’amuser ? Je voulais raconter l’histoire d’une femme imparfaite, parfois difficile à aimer mais également héroïque à contrecœur.

 

 

Yabook : Quelles étaient vos influences en matière de vampire ? Comment avez-vous conçu vos vampires ?

Jaye Wells : Les vampires me terrifiaient quand j’étais petite. Cette peur a fini par se transformer en fascination grâce à Anne Rice. Néanmoins, je n’ai jamais pensé que je serais connue comme un auteur de romans vampiriques. Je voulais simplement écrire des livres. Jusqu’à ce qu’un professeur d’écriture me dise de regarder dans ma bibliothèque parce que ce vous lisez est probablement ce que vous devriez écrire. J’ai alors réalisé que j’avais été une grosse lectrice de romans vampiriques depuis très longtemps. Mon premier roman appartenait à la paranormal romance et mettait en scène un vampire et un conservateur de musée. Il m’a fallu quelques autres livres pour comprendre que l’urban fantasy était un meilleur choix pour moi. C’est à ce moment que Sabina est apparue.

 

Créer mes vampires a impliqué beaucoup de recherche. Je savais dès le départ que je voulais une connexion avec Lilith. J’ai toujours été intriguée par sa mythologie. J’ai commencé par lire tout ce que je pouvais trouver sur elle. De là, j’ai lu beaucoup de folklore juif, des contes vampiriques de l’Europe de l’Est, la Genèse et un grand nombre de mythes et textes sans rapport apparent. Je les ai utilisés pour concocter un nouveau mythe du vampire. J’ai séparé ce que je voulais garder des mythes actuels de ce que je voulais changer ou simplement abandonner.

 

 

Yabook : Elle a pas mal de soucis familiaux. En tout cas sa propre grand-mère cherche à la tuer et sa soeur jumelle n’est pas très sympa... Est-ce que vous vouliez en faire une sorte de métaphore exagérée des soucis que l’on peut rencontrer dans une famille ?

Jaye Wells : J’avais plusieurs buts. Tout d’abord, j’adore jouer avec l’idée que des êtres puissants peuvent quand même être en proie à de problèmes très humains. Sabina, cet assassin résistant avec des pouvoirs magiques, vient d’une famille dysfonctionnelle et doit parfois avec des problèmes vraiment banals. C’est une des choses que je préfère à propos de l’urban fantasy. Cela offre son lot d’opportunité d’humour et de conflits.

 

Ensuite, je trouve ça bizarre quand les personnages sont écrits comme s’ils n’avaient jamais eu d’enfance. Même les vampires et les mages ont eu des familles qui ont eu un impact sur ce qu’ils pourraient devenir. De plus, la politique de sa famille se rattache directement à la fois au conflit auquel elle fait face personnellement et à celui auquel les races sombres font face dans leur ensemble.

 

Enfin, je voulais jouer avec l’archétype de la figure de la mère. Lavinia est aussi loin de la figure maternelle idéale que vous pouvez l’imaginer. Oui, la plupart des grands-mères n’essayent pas de tuer leurs petits-enfants mais je pense vraiment que la dynamique entre mères et filles est incroyablement complexe et ses aspects les plus sombres sont fascinants.

 

 

Yabook : Il n’y a pas que des vampires mais aussi des mages, des démons, des loups-garous... On a l’impression que vous avez pris beaucoup de plaisir avec toutes ces créatures extraordinaires non ?

Jaye Wells : Je m’amuse beaucoup à écrire de l’urban fantasy parce que les possibilités sont infinies. C’est un vrai terrain de jeu pour mon imaginaire. La construction du monde est, pour moi, la meilleure partie dans l’écriture. J’ai mentionné que j’adorais jouer avec les métaphores et les archétypes et c’est l’une des manières dont je le fais. Et puis, j’aime beaucoup lire du folklore et faire des recherches sur des trucs bizarres. Cela me donne toujours de nouvelles choses pour m’amuser avec quand j’invente une grande variété d’êtres.

 

 

Yabook : En France, 3 livres de Sabina Kane ont été traduits. Que pouvez-vous nous dire sur les tomes 4 & 5 ?

Jaye Wells : Et bien, vous devriez probablement attacher votre ceinture. Un tas de choses importantes arrive dans le tome 4, alors que l’on arrive à la conclusion dans le tome 5. Sabina va enfin rencontre son plus grand ennemi et devra faire face à plusieurs grandes questions sur ce qu’elle est et qui elle pourrait devenir. Mais surtout, vous pouvez vous attendre à beaucoup d’aventures et d’humour tordu.

 

 

Yabook : Vous avez aussi publié des nouvelles. Est-ce que le travail est différent par rapport à un roman ?

Jaye Wells : Les nouvelles sont à la fois plus faciles et plus difficiles à écrire que les romans. C’est plus facile parce qu’elles demandent moins d’endurance. Mais elles sont plus difficiles, car chaque mot compte. Ma forte courte préférée est la microfiction : de très courtes nouvelles de seulement une centaine de mots. C’est très stimulant et en même temps un très bon exercice pour apprendre à écrire plus concis.

 

 

Yabook : Quels sont vos projets ? Sur quoi travaillez-vous ?

Jaye Wells : Je suis en train d’écrire une nouvelle série d’urban fantasy qui se concentre sur la magie. Je ne peux pas en dire plus maintenant. Mais je pense que mes lecteurs vont adorer.

 

A ne pas manquer : Jaye Wells sera en France pour le festival Imaginales du 31 mai au 3 juin !


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