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Interview de Freddy WOETS
A la Une
auteur Freddy Woets
GenreSF/Fantasy

L’auteur du Royaume du Ker d’Ys ouvre les portes de son Univers.

Freddy Woets, auteur du Royaume du Ker d’Ys, aux éditions du Nouveau Monde, signe là, un roman historique fantastique YA remarquable.

 

COUP DE COEUR YABOOK ICI.
 

Son INTERVIEW : 


Yabook : Freddy Woets, bonjour. Vous êtes auteur de romans pour jeunes adultes, entre autres… Depuis quand écrivez-vous ? Et depuis quand pour les jeunes ?
Freddy Woets : J’ai écrit mon premier roman vers les douze ans ; une trentaine de pages. De la science-fiction. Un bagnard d’évade, s’empare d’une fusée, fait des rencontres. Je n’ai jamais cessé d’écrire. A dix-neuf ans, je suis entré à l’Académie royale des Beaux-arts de Liège et après un Premier Grand prix, j’ai hésité entre la peinture et la littérature, entre New-York et Paris. J’ai choisi la littérature, mais je viens d’acheter un chevalet et des couleurs… Je vis de ma plume en battant pas mal des ailes depuis pas mal d’années. Littérature dite adultes, dite Jeunesse : « Dites n’importe quoi. » Je n’aime pas les catégories. Je préfère la sphère au cube, le cercle, au carré ; où commence un cercle ?
 

Yabook : Qu’est-ce qui vous a donné envie d’écrire et d’où vous vient ce goût de l’écriture ?
Freddy Woets : Quand j’avais quatre ans j’ai demandé à ma mère ce qu’il y avait dans le ciel. Au lieu d’acheter une Bible elle a eu le bon goût d’acheter un livre d’astronomie pour les enfants. Depuis, je ne cesse de rêver. De lire, d’écrire…
 

Yabook : Quel a été votre parcours pour en arriver à en faire un métier et à publier pour la première fois ?
Freddy Woets : Je n’ai pas cessé d’écrire aux Beaux-arts. En 72, j’ai publié La Complainte des nouveaux Ribauds de Grève, suivi de Glèbe, aux éditions Saint-Germain-des-Prés. Un recueil de poèmes, tirés à trois cents exemplaires, à compte d’éditeur et de mon père. Dans les années 80, Boum sur la Tour, une histoire de journaliste poivrot et de punks qui se retrouvèrent à RTL-Editions. En 91 Les Macaques de Kyoto, chez Denöel, amorcèrent mon parcours d’écrivain. Le premier, dit « roman Jeunesse » est L’Île volante, chez Hachette. Pour vivre j’ai fait du journalisme. J’interviewais les personnalités du monde des arts et spectacles, des sciences pour des magazines féminins belges. J’ai conduit des ateliers d’écriture, j’ai été en résidence d’auteur et fait des interventions en milieu scolaire et culturel.
 

Yabook : Quels sont les sujets ou thèmes qui vous inspirent ?
Freddy Woets : La rencontre.
 

Yabook : Ecrire pour les ados, les enfants …. Est-ce un choix délibéré ?
Freddy Woets : Non. Je pense qu’un écrivain a tous les âges en lui. A soixante-deux ans, je me considère comme un post-ado, très ado.
 

Yabook : Quand vous n’écrivez pas, ne travaillez pas, que faites vous ? Autrement dit, quelles sont vos autres passions ?
Freddy Woets : L’astrophysique, Bach pour instrument seul, Chopin, Brassens, Stan Getz, Les Beatles, Elvis Presley, les vins de Bourgogne quand j’ai des sous, le rosé quand je n’en ai pas et la campagne, la mer.
 

Yabook : Parlons du Royaume du Ker d’Ys. Comment cet ouvrage est né ?
Freddy Woets : J’aime les interfaces, les périodes incertaines. L’année 450 en est une. Le Moyen-âge germe dans une antiquité finissante. Cette époque connut les premières jacqueries, les bagaudes. Les gens, écrasés d’impôts se révoltèrent contre l’Empire et s’organisèrent en états dans l’état, qui eurent la plupart du temps la bienveillance des évêques, au vu des valeurs humanistes qu’ils respectaient. Certes, certains pillèrent les villas romaines, ces ancêtres des châteaux-forts, mais l’époque était rude et les injustices sociales à peine pire que les nôtres.
 

Yabook : Avez-vous une passion particulière pour l’histoire ou la mythologie et pour cette époque-ci en particulier ?
Freddy Woets : Vous voulez dire notre époque ? Un siècle qui joue le monde au casino… La bourse est une arme de destruction massive. L’imbécillité de notre époque me consterne, son inhumanité me dégoûte. La connerie et les fanatismes religieux sont d’une telle violence que je préfère rêver aux théories d’une gravitation quantique. Jamais bien longtemps car l’actualité me rattrape avec ses douloureuses questions. Je suis un optimiste désespéré. Hugo disait, en substance : « Il y a du feu dans les yeux de la jeunesse et de la lumière dans ceux de la vieillesse. » La jeunesse a entendu Stéphane Hessel, les Indignés me rassérènent. Quant à l’histoire, j’ai des moments d’extase dans une cathédrale.
 

Yabook : Concernant le Ker d’Ys, comment avez-vous traité le sujet, en vous appuyant d’abord et avant tout sur l’histoire et les informations dont vous disposiez à propos de la mythologie, contes et légendes de l’époque ?
Freddy Woets : Mes personnages sont libres et m’étonneront toujours. Je n’aime pas d’ailleurs les appeler « personnages », ce sont des amis qui vivent loin, que je ne rencontrerai pas.
 

Yabook : Cela vous a-t-il demandé un gros travail de documentation ?
Freddy Woets : Enorme. Tout est rigoureusement documenté dans les moindres détails. Question d’honnêteté intellectuelle.
 

Yabook : Pourquoi la cité engloutie du Ker D’Ys ? Vous aviez envie de donner votre propre version de sa disparition ? Ou parce que l’on sait en fait peu de choses cela vous donnait la liberté totale de recréer la légende ? 
Freddy Woets : Le Royaume de Ker d’Ys n’a, dans mon esprit, aucun rapport avec la légendaire ville d’Ys. Peut-être qu’inconsciemment… J’éprouve de l’amour pour le monde celtique.
 

Yabook : Comment les personnages sont-ils nés, leurs noms et choix de caractères ?
Freddy Woets : Je l’ignore. Un jour, je les ai rencontrés…
 
Yabook : Est-ce volontairement que les femmes occupent autant de place, et détiennent autant de pouvoir ? Pourquoi ?
Freddy Woets : J’aime la femme. Différente et si semblable à moi en son humanité. L’homme et la femme devraient se compléter, l’ennui c’est que l’homme, quand il ne joue pas à la baballe, joue avec de petits hochets dérisoires et destructeurs ; le pouvoir. Loin de moi l’idée de sacraliser la femme, mais je supporte difficilement qu’elles n’aient pas encore la place qu’elles méritent dans nos sociétés démocratiques. Ne serait-ce qu’au niveau du salaire. Quant aux sociétés religieuses, de quelque religion que ce soit, la place de la femme est dans la cuisine, son ventre à la maternité, dans le meilleur des cas. Ces religieux omettent le cerveau. En ont-ils un ?
 

Yabook : Aimez-vous les grandes scènes de batailles cinématographiques et si oui, lesquelles vous ont marqué ? 
Freddy Woets : Aucune. J’ai même horreur de ça. Les armes du Ker d’Ys étaient d’or vert, qui repousse l’ennemi sans le blesser.
 

Yabook : L’histoire ne se termine pas très bien pour tout le monde …. A moins qu’une suite ne nous permette de découvrir ce que deviennent les jumeaux d’Aëliq, la magie des druides et plus ancienne encore, celle d’Ombelle…. Quelques mystères restent entiers ….
Freddy Woets : Mes romans finissent toujours bien et j’ai une suite en moi, bien sûr. Mais en ces temps peu généreux et mercantiles ça dépendra des ventes. Eh oui, le tirage est plus important que le style, que l’histoire. 
 

Yabook : Le mal triomphe du bien finalement dans votre histoire ? C’est votre vision de la réalité ?
Freddy Woets : Il arrive quelquefois que l’intelligence l’emporte sur la connerie.
 

Yabook : Quels liens entretenez-vous avec vos personnages ? Aëliq, Elorn, Oella, Flaveric, Lucinius, Sylla, Mars … quels sont ceux qui vous ressemblent le plus ?
Freddy Woets : Lucinius. Il doute, Flaveric, il cherche, Elorn, il rêve… J’ai un faible pour Oella et Sylla, qui n’en font qu’à leur tête. J’aime Aëliq et tous les autres – même le pauvre Rollo, enchaîné à lui-même – autrement, je ne les aurais jamais rencontrés.
 

Yabook : Qu’avez-vous voulu faire passer comme messages avant tout dans ce roman ?
Freddy Woets : Le triangle Liberté, Egalité, Fraternité.
 

Yabook : Avec quelles maisons d’édition collaborez vous ?
Freddy Woets : J’ai la chance d’avoir un agent littéraire, Pierre Astier, qui me conseille et me défend.
 

Yabook : Vous faut-il des conditions spéciales pour écrire ? ( lesquelles : rituels, lieux, heures etc)
Freddy Woets : Le matin, après avoir passé l’aspirateur sur la moquette et savouré un café au bistrot du coin.
 
Yabook : Avez-vous des retours de vos lecteurs (à commencer par votre fils peut être ? 
Freddy Woets : Mon fils aime certains de mes romans, d’autres, non. Il a commencé Le Royaume du Ker d’Ys avec beaucoup d’intérêt. Il est vrai que c’est un lecteur et qu’il vient de commencer à écrire un roman. Je suis heureux chaque fois que quelqu’un éprouve du plaisir à me lire. N’est-ce pas là notre rôle à nous, les écrivains ?
 

Yabook : Un point sur votre actualité 2011 ?
Freddy Woets : Le 20 novembre au salon du roman historique de Levallois.
 

Yabook : Un mot de vos projets 2011-2012 et au-delà ?
Freddy Woets : Je viens de terminer Le Cantique des quantiques, un épais roman fantastique, La Géométrie du temps, un roman poétique et je suis en plein dans Un soupçon d’Éternité, encore indéfinissable…



 

 

 

 

 

 

Le Qui suis-je ? de FREDDY WOETS


Date de naissance : Le 9 mars 1949


Lieu de naissance : Hollogne-aux-Pierres, en Wallonie de père flamand, mère wallonne. J’appartiens aux deux tribus de la Gaule belgique.
 

Lieu de vie : Rue Pigalle où j’habite, Paris, Liège. La Bretagne chaque fois que j’en ai l’occasion.
 

Des enfants ? David, treize ans et demi.
 

Signe(s) particulier(s) : J’ai toujours fait ce que j’ai voulu faire. Cela dit, si j’avais eu, dans les années soixante, des professeurs de mathématiques avec un certain sens de la poésie, je serais astrophysicien et regretterais sans doute de ne pas être écrivain…
 

J’aime : L’astrophysique
 

Je n’aime pas : Je suis croyant laïque, je n’aime pas les religions, le sang qu’elles ont versé, versent et verseront. Le peu de cas qu’elles font de la femme. Elles génèrent des obsédés sexuels et le communautarisme, source intarissable de connerie.
 

Mon dicton préféré : « Rien ne m’est sûr que la chose incertaine » Françoys Villon
 

Ma recette de cuisine préférée : J’aime dans un mon assiette une entrecôte saignante, des frites brûlantes et bien salées, de la salade, le tout arrosé d’un litre ou deux (ou trois) de bière bien fraîche. Le champagne brut est accepté.
 

Mon film ou/et dessin animé : Harry Potter/ Coraline
 

Si j’étais un super héros ou personnage de légende : Groucho Marx
 

Ma devise : Elle m’a été soufflée par Popeck « Si tu as besoin d’une main secourable, n’oublie pas que tu en as une au bout de chaque bras. »
 

Si la machine à remonter le temps était disponible, à quelle époque voudriez-vous aller ? Le gravettien (-28000) et être de ceux qui décorèrent la grotte de la Combe d’Arc (grotte Chauvet.)

3 Messages de forum

  • Interview de Freddy WOETS 22 novembre 2012 11:29, par Dominique Impe

    Bonjour,
    j’ai eu l’insigne honneur de rencontrer M. Woets il y a de cela une dizaine d’années, à la faveur d’un festival organisé dans notre beau Poitou "Miroirs du futur". Suis actuellement en train de relire avec délices "la doublure lumière", qu’il m’avait dédicacé et j’ai eu envie d’en savoir plus sur ce personnage très sympathique que j’aurais beaucoup de plaisir à retrouver. Votre interview m’a beaucoup intéressée, je suis certaine que cet auteur vous a marquée et séduite.
    Cordialement.

    Répondre à ce message

  • Interview de Freddy WOETS 27 avril 2013 12:23, par Gavage Hervé

    Mon bon Freddy, je n’ai jamais eu l’occasion de te lire, mais bien de t’entendre, le son de tes paroles me résonne encore dans les oreilles avec des "Ouf Ti" bien liègeois !
    Ces 6 années de gloire où nous étions tous les maîtres du monde dans ces fameuses "guindaille valet" toute une époque ... Beau parcours mon Freddy
    Hervé

    Répondre à ce message

  • Interview de Freddy WOETS 27 avril 2013 12:24, par Gavage Hervé

    Mon bon Freddy, je n’ai jamais eu l’occasion de te lire, mais bien de t’entendre, le son de tes paroles me résonne encore dans les oreilles avec des "Ouf Ti" bien liègeois !
    Ces 6 années de gloire où nous étions tous les maîtres du monde dans ces fameuses "guindaille valet" toute une époque ... Beau parcours mon Freddy
    Hervé

    Répondre à ce message


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