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Interview Lia Habel
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auteur Lia Habel
GenreVampires & Monstres

Lia Habel vient de signer New Victoria, un premier roman mélangeant romance, zombies et steampunk !

Yabook : Parlez-nous de vous. Qui êtes-vous ? Qu’est-ce qui vous a amené à écrire ?

Lia Habel : Je suis... très ennuyeuse. Du moins, j’ai tendance à le penser ! Côté personnalité, je suis introvertie et timide et j’ai tendance à tout garder pour moi. Bien qu’avoir été propulsée sous les projecteurs m’a appris beaucoup sur le fait de parler en public et d’interagir avec les autres personnes. J’aime les films d’horreur et d’action, les longues balades dans les bois et la mode anachronique. Je collectionne les vieux livres et les théories du complot un peu fumeuses. En fin de compte, je pense que c’est ma grande imagination et ma timidité qui m’ont fait devenir un écrivain – j’étais enfant unique, et une enfant un peu spéciale. Il m’a fallu apprendre à m’amuser moi-même très tôt. Je me souviens que je jouais dehors et m’inventais de grandes histoires de fantasy épique pour me tenir occupée. J’ai gardé ce trait en tant qu’adulte et j’adore écrire pour moi-même. Je n’aurais jamais imaginé devenir un auteur professionnel.

 

 

Yabook : Y a-t-il des auteurs qui vous ont particulièrement marqué ?

Lia Habel : J’ai grandi en lisant les classiques, des livres comme Les Quatre Filles du docteur March, Le Fantôme de l’Opéra, Dracula, etc. Je me suis toujours sentie attirée par les histoires victoriennes, et même quand j’avais neuf ou dix ans, c’était ces livres que je choisissais. Gaston Leroux m’a beaucoup inspiré – en fait, Le Fantôme de l’Opéra reste l’une de mes histoires favorites entre toutes. Aujourd’hui, ce livre nous apparaît comme assez banal mais imaginez à quel point il avait dû paraître extravagant à l’époque ! Je m’efforce de retrouver cette audace et extravagance dans mon imagination.

 

 

Yabook : Parlez-nous un peu plus de New Victoria. Comment avez-vous construit cette ville ?

Lia Habel : Au fond, New Victoria est comment j’imagine qu’une société steampunk moderne pourrait fonctionner. Je me suis retrouvée en train de me demander : « Si quelques-uns d’entre nous aujourd’hui, en 2012, décidaient de se retirer quelque part pour ériger un monde basé sur la culture victorienne, à quoi cela ressemblerait-il ? Serions-nous vraiment prêt à abandonner cette haute technologie qui nous a permis de nous rencontrer et d’échanger des idées sur Internet ? La commodité de l’électricité ? Le pouvoir de communication de nos ordinateurs et de nos téléphones ? » Je ne pense pas qu’on le ferait, pas vraiment. Nous trouverions simplement des moyens pour incorporer cette technologie dans nos vies, de manière plus victorienne, ou simplement pour la masquer. De plus, je voulais jouer sur le contraste entre les Victorians high-tech et les Punks parce que je trouve que souvent, dans la littérature steampunk, l’élément « punk » se perd en route. Je voulais un monde brillant pour qu’un petit groupe de penseurs politiques puissent se rebeller contre lui.

 

 

Yabook : Vous traitez de plusieurs choses : steampunk, zombies, dystopie... Que vouliez-vous faire avec tout ça ?

Lia Habel : Il faut garder à l’esprit que j’ai écrit ce livre pour mon propre amusement plus qu’autre chose. Je n’avais donc aucune raison de ne pas y jeter tout et n’importe quoi. C’est pourquoi ce monde s’est retrouvé être aussi animé, grand et un peu confus – je m’amusais simplement en ajoutant tous les éléments que j’aimais, sans devoir en répondre à quelqu’un. Je suis contente que ça ait fonctionné au final !

 

 

Yabook : Comment voyez-vous votre personnage Nora ? Quel est son caractère ?

Lia Habel : J’ai tendance à voir Nora comme cette petite boule d’énergie un peu à cran concernant ce l’entoure. En fait, c’est l’un des personnages que j’ai le plus de mal à cerner quand je dois écrire sur elle – c’est difficile de savoir quelles sont ses préoccupations principales, au fond d’elle, parce qu’elle s’inquiète de tout. Elle essaye de régler les problèmes des autres vu que cela la touche véritablement... mais, au-dessus de tout, elle a cette envie sincère d’être d’utile et indépendante. Elle a appris à faire face à la mort alors elle est prêt à le faire tous les jours afin d’être avec le garçon qu’elle aime. 

 

 

Yabook : C’est une sorte de rebelle même si elle est coincée dans le carcan de la haute société. Était-il facile de se mettre dans sa peau pour imaginer son éducation ?

Lia Habel : Bram et Nora me sont venus assez rapidement : ce qui les concerne est apparu d’un coup dans mon esprit. Je savais que Nora aurait une éducation un peu différente par rapport aux autres filles de New Victoria, vu ce qu’elle est devenue. Je me suis naturellement tournée vers son père afin de l’expliquer. Je pense qu’il est responsable de son indépendance, que ça lui plaise ou non. Mais plus qu’indépendante, je crois que Nora est juste une fille qui ne voit pas comment la société pourrait la punir. Et si ses actions l’empêchaient d’être invitée dans les meilleures soirées ? Elle en sauterait probablement de joie. Elle n’a aucun intérêt dans les jeux de pouvoir des classes supérieures.

 

 

Yabook : Comment voyez-vous Bram ?

Lia Habel : Dans les westerns, il y a un lieu commun qui dit que les gentils cowboys portent un chapeau blanc et les méchants un noir. Je vois Bram comme un cowboy avec un chapeau blanc : il est ce genre de personne qui essaye d’agir avec honneur et noblesse quelque soit la situation. Il veut toujours ce qu’il y a de mieux pour ceux présents et cherche toujours la meilleure solution. Je l’ai créé spécialement pour lutter contre ce tsunami de bad boys qui semblent avoir envahi l’industrie littéraire – sérieusement, combien de héros en ce moment sont en fait de vrais salauds ? Bram n’en est pas un. C’est quelqu’un de décent, de gentil et de juste. Nous avons besoin de plus de gens comme lui, je pense, en littérature, et en particulier pour les romans à destination des jeunes adultes.

 

 

Yabook : Sur quoi travaillez-vous ?

Lia Habel : En ce moment, je travaille sur un podcast que j’aimerais lancer. Il se déroule dans un univers de fantasy steampunk. Restez dans le coin pour plus d’infos très bientôt ! Malheureusement, je ne peux lire qu’en anglais, même si j’ai pris des cours de français à la fac. J’ai besoin de m’y remettre !

 

 

Yabook : Quels sont vos projets ?

Lia Habel : En plus du podcast, je travaille sur quelques autres idées d’histoires (tentacules, robots et des hommes-araignées... et beh !) ainsi qu’à une proposition de continuer la série New Victoria. En vrai, je n’ai pas fait grand-chose ces derniers temps parce que je suis en train de déménager !


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