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Interview Elodie Tirel
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GenreSF/Fantasy

Elodie Tirel nous parle de sa nouvelle série Zâa, dont les deux premiers tomes sont sortis le 17 janvier aux éditions Michel Quintin.

Yabook : Quand avez-vous commencé à écrire ?

 

Elodie Tirel : J’ai toujours adoré lire et, même si le choix de mes lectures est assez éclectique, j’ai un faible pour la littérature jeunesse que je trouve fraîche et inventive. Fin 2004, je me lance un défi, celui d’écrire un roman pour adolescents. C’est naturellement vers la fantasy que j’adore que je me tourne.

 

 

Yabook : Et pourquoi de la fantasy ?

 

Elodie Tirel : La Fantasy, c’est une porte ouverte sur un monde fantastique, irréel, où cohabitent héros, dragons, mages, démons, sorcières, fantômes. Dans cet univers magique, presque mythique si on pense aux trolls, aux elfes et aux gobelins, tout semble possible ; cela laisse donc la part belle à l’imagination de l’écrivain. J’ai toujours eu l’imagination fertile et je réalise un vrai rêve en inventant et en écrivant de telles histoires.

 

 

Yabook : Qu’est-ce que vous apporte ce genre littéraire ?

 

Elodie Tirel : L’univers de la Fantasy se rapproche, à mon avis, d’un Moyen Age fantastique. Or, j’adore cette période de l’histoire. Ecrire de la Fantasy me permet de mélanger mon attirance pour l’histoire et ma créativité.

 

 

Yabook : Comment est née l’idée de la série Zâa ? Cette série est inspirée de votre premier livre Les héritiers du Stiryx. Qu’est-ce qui vous a donné envie de revenir dessus ? Vous aviez envie de réécrire cette première histoire ?

 

Elodie Tirel : En 2007, mon premier roman Les héritiers du Stiryx sort chez Milan en France. Il rencontre un succès certain et remporte même le Prix Merlin. Mais la maison d’édition, déçue des ventes, ne donne pas suite pour les deux autres tomes.

 

Entre-temps, je me lance dans une nouvelle aventure, celle de L’elfe de lune avec mon éditeur actuel, Michel Quintin. La série rencontre un vrai succès au Québec, en France, mais aussi en Suisse et en Belgique où j’ai de nombreux fans.

 

Refusant de rester sur un échec, je propose alors à Michel Quintin qui avait beaucoup aimé Les héritiers du Stiryx de lire les deux autres tomes. La réponse ne se fait pas attendre, il adore et me propose de racheter les droits à Milan pour pouvoir créer une nouvelle série.

Après moults négociations, c’est enfin chose faite et nous pouvons nous mettre au travail.Je fais le choix de ne pas réécrire l’histoire car il fallait qu’au final elle coïncide avec ma suite. Mais je la retravaille, notamment au niveau du style pour qu’il soit plus efficace. Il s’agissait en effet d’un premier roman et ma plume n’était pas aussi affûtée qu’elle l’est aujourd’hui.

 

 

 

Nous scindons le roman en deux pour qu’il rentre dans le format poche et j’ajoute un épilogue dramatique pour annoncer le tome 3. Mes deux autres tomes seront également coupés en deux ce qui fera six tomes pour la série Zâa.

 


Yabook : Zâa semble au début assez inconséquent. Comment le voyez-vous ?

 

Elodie Tirel : En effet, Zâa est un garçon très ordinaire qui vit dans l’insouciance, dans un petit village un peu paumé. Rien ne le différencie vraiment des autres, il n’a aucune responsabilité et mène une vie paisible et oisive. Il a un super copain, une petite soeur qui l’embête sans arrêt, des parents aimants mais qu’il craint un peu. Bref, c’est un adolescent d’aujourd’hui auquel peuvent s’identifier bien des garçons.

 

Pourtant, un élément extérieur inattendu va venir bouleverser son existence et sa quiétude. Il va devoir partir seul pour mener à bien une quête extraordinaire, qu’il voit plutôt, au début du moins, comme un fardeau dont il se serait bien passé. Comme dans chaque récit initiatique ce sont les épreuves, les rencontres et les dangers qui vont le changer, le faire mûrir et grandir. Zâa va découvrir la confiance, la mort, l’amitié, la trahison et même l’amour.

 

 

 

Yabook  : C’est une sorte de quête initiatique à laquelle vous nous convier. Comme c’est une sorte de récit assez connu en fantasy, est-ce difficile à écrire ?

 

Elodie Tirel : Je ne trouve pas ça difficile à écrire, non. De toute façon quand on écrit une histoire qui parle d’adolescents (qu’elle soit fantastique ou réelle) on est (presque) toujours dans le récit initiatique, d’une manière ou d’une autre. L’initiation est inhérente à l’adolescence. L’adolescence est en effet une période charnière, d’évolution, de transformation. C’est le moment clé où on passe de l’enfance à l’âge adulte. C’est aussi l’âge des premières fois. En tant que maman et professeure en collège je le vis au quotidien. En tant qu’écrivain, c’est extrêmement riche et intéressant à raconter.

 

 

 

Yabook : Y’a-t-il des influences particulières à qui vous avez pensé en écrivant ce livre ?

 

Elodie Tirel : Bien sûr ! Je pourrais en citer plein mais je vais retenir les noms et les séries Fantasy qui m’ont le plus marquée :

 

Robin Hobb (L’assassin royal / Les aventuriers de la mer), Henri Loevenbruck (la Moïra) et David Eddings (La Belgariade)

 

 

 

Yabook : Comment travaillez-vous ? Comment organisez-vous vos journées de travail ?

 

Elodie Tirel : Comme je suis professeure (d’espagnol en collège) je fais toujours passer mon travail avant ma passion. Je prépare mes cours et je corrige mes copies avant d’ouvrir mon ordinateur. Sinon, je n’aurais pas la conscience tranquille et je n’écrirais pas bien...

 

J’écris donc essentiellement le week-end et pendant les vacances scolaires. Mais j’ai surtout la chance d’avoir un mari formidable qui m’aide beaucoup, cela me laisse du temps pour faire ce que j’adore : écrire ! Il est d’ailleurs mon premier lecteur et son avis compte énormément pour moi.

 

 

 

Ma "méthode" pour écrire est toujours la même : j’élabore en premier un scénario, chapitre par chapitre, qui me sert de trame, de ligne conductrice, mais je m’autorise à la contourner si en cours de rédaction d’autres idées (meilleures) me viennent à l’esprit. Puis, je commence à rédiger à l’ordinateur, dans l’ordre des chapitres. Et tout s’enchaîne naturellement. Jamais je n’éprouve d’angoisse de la page blanche et je ne suis jamais à court d’inspiration. Au contraire, parfois, il faut que je me freine tellement j’ai d’idées et de choses à raconter...

 

 

 

Yabook : Quels sont vos projets, sur quoi travaillez-vous ?

Elodie Tirel : J’ai terminé la rédaction de L’elfe de lune 11 et 12 (qui sortiront respectivement en mars et en septembre 2013) et les six tomes de Zâa sont également écrits. C’est donc tout naturellement que j’ai entamé la rédaction d’une troisième série. Je suis en train de peaufiner le tome 1 pour le soumettre à mon éditeur, Michel Quintin. Il s’agit d’un roman jeunesse fantastique, bien entendu, mais j’ai abandonné la fantasy au profit de l’anticipation car ce genre ainsi que la science fiction m’ont toujours fascinée. Cela faisait un moment déjà que j’avais toutes ces idées, personnages, décors, aventures, et là, je me régale à leur donner vie !

1 Message

  • Interview Elodie Tirel 18 mai 2013 23:07, par AMADOR MONTSERRAT

    bonjour je m appele montserrat nous nous somme rencontre a cultura ou j ai eu la chance d avoir eu 2 d edicasses sur le tome 1 et 2 j aller decouvrir l es histoires fantastique de luna.j adore !!! a bientot.

    Répondre à ce message


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