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ITW Carina Rozenfeld pour Phænix
A la Une
auteur Carina Rozenfeld
Parution2012-07-00
GenreSF/Fantasy

Carina Rozenfeld est sous les feux de l’actualité en ce moment avec la sortie de Phænix dans la collection "R" de Robert Laffont... Nous avons eu la chance de pouvoir lui poser quelques questions... Elle nous parle aussi de "La Quête des Livres-Monde".

Yabook : Comment est né Phaenix  ? Quelle était l’idée de départ ?

Carina Rozenfeld : Phænix est né d’une envie simple : je voulais créer une héroïne qui soit elle-même extraordinaire. J’ai lu pas mal de romans où la fille tombait amoureux du garçon, parce qu’il était hors du commun. Donc il me fallait trouver un personnage doté de caractéristiques fabuleuses. Je voulais aussi écrire mon histoire d’amants éternels. J’ai laissé reposer ces débuts d’idées et un jour, j’ai eu l’idée du Phénix, tel que je l’ai « recréé » dans mon histoire. Cela dit, en faisant des recherches sur cette créature, je me suis rendue compte que je n’avais pas tout inventé et qu’en Chine, par exemple, la légende du Phénix est proche de la mienne, que j’ai romancée, évidemment. Voilà comment tout a commencé.

 

 

 

Yabook : Qu’est-ce qui t’a intéressé dans la figure du Phénix ?

Carina Rozenfeld : Principalement, le fait qu’il renaisse de ses cendres, ce côté immortel, ce qui est très pratique pour ma vision des amants éternels. Egalement, qu’il soit constitué de deux parties essentielles, qui en font sa particularité : le feu et l’oiseau. Tout cela en faisait la créature idéale pour mon roman. En plus, ce n’est pas une figure mythique très utilisée. On est plutôt branché vampires ou loups garous et j’avais vraiment envie de me démarquer de cette tendance.

 

 

 

Yabook : Comment vois-tu Anaïa ? Quel type de jeune fille est-elle ?

Carina Rozenfeld : Pour moi, elle est au départ, une jeune fille très commune, qui pourrait être quelqu’un que l’on connaît. Etudiante en licence de Lettres, passionnée de musique, très artiste dans l’âme, elle mène sa petite vie sans se poser de questions. J’ai voulu la rendre très proche de nous, très « réelle », même si, bien entendu, tout le monde ne peut pas s’identifier à elle, j’ai déjà eu plusieurs retours qui m’ont prouvé que, globalement, cet objectif était atteint. Elle devient une véritable amie au fil des pages pour bon nombre de lecteurs.

 

 

Yabook : Elle semble un peu perdue au début, subissant plus les évènements qu’agissant non ?

Carina Rozenfeld : Je sais qu’elle peut avoir un côté naïf ou « agaçant », comme j’ai pu le lire, mais c’est aussi une jeune fille qui détient un secret dont elle n’a même pas conscience. Ce secret, elle l’a verrouillé elle-même et donc, elle a une sorte de résistance face à certains mystères qui s’imposent à elle, comme un blocage qui l’empêche de tout comprendre. Et c’est justement ce blocage qu’elle doit faire sauter pour devenir pleinement elle-même. Du coup, elle semble en décalage avec certains événements, et c’est cela qui m’a plu en l’écrivant. Cela en fait un personnage plus complexe, au final. Parce que, inconsciemment, elle résiste à tout ce qui lui arrive. Il lui faudra vivre un événement majeur, qui est raconté à la toute fin du tome 1, pour l’obliger à faire face et à partir, enfin, à la recherche de son côté fantastique.

 

 

Yabook : Parle nous de tes deux autres héros, Eidan et Enry... Comment les vois-tu ? L’un semble être un être sensible tandis que l’autre semble lumineux. Tu voulais une sorte d’opposition entre les deux ?

Carina Rozenfeld : Je ne les oppose pas forcément. Pour moi, ils ont une façon différente de gérer leur passé (qui est très riche et lourd, comme on va le comprendre), et s’ils cherchent la même chose, il ne le font pas de la même façon. Certains événements qu’ils ont vécus les ont modelés et c’est ce qui les construit dans cette portion de l’histoire. On va mieux comprendre, dans le tome 2, ce qui les a menés à se conduire ainsi. Mais en réalité, Eidan est moins sombre qu’on le pense et Enry moins lumineux… Je n’en dirai pas plus…

 

 

Yabook : Est-ce facile de mettre en scène un trio amoureux ? Et qu’est-ce le fantastique apporte à ce genre de situation ?

Carina Rozenfeld : Pour moi, ce n’est pas un vrai triangle amoureux. Anaïa ne cherche à aucun moment à être avec un seul de ces garçons. Elle ne s’intéresse pas à eux dans ce sens. Au contraire, elle se demande même ce qu’ils lui veulent. Et d’ailleurs, on va se rendre compte que réellement, l’amour n’est aucunement triangulaire dans ce trio. Le but final est différent pour l’un des protagonistes, mais encore une fois, je ne veux pas spoiler le tome 2. Le fantastique apporte du mystère, un côté irréel dans le quotidien, il façonne des caractères et des personnages un peu différents.

 

 

Yabook : La musique est très présente dans le roman... tu avais envie qu’elle devienne une sorte d’acteur à part entière ?

Carina Rozenfeld : Absolument. La musique a toujours été, pour moi, un vecteur d’émotions. Je suis toujours étonnée de voir à quel point les paroles d’une chanson peuvent coller aussi bien avec des situations que l’on traverse, en si peu de mots. Je serais incapable de condenser autant d’émotions en quelques lignes. Et puis je l’ai étudiée pendant 11-12 ans, je continue à en jouer, à apprendre de nouveaux instruments, j’en écoute beaucoup. Bref, je savais qu’un jour, elle apparaîtrait dans un de mes romans de façon très présente. Elle permet, pour ceux qui veulent écouter les morceaux ou les chansons dont je parle, de créer un environnement musical qui accompagne au mieux, je l’espère, mon histoire.

 

 

Yabook : Un petit mot sur le retour de La Quête des livres-Monde avec la réédition des premiers tomes et l’arrivée du troisième chez l’Atalante en novembre. Parle nous de cette histoire ? Tu dois être heureuse de cette renaissance non ?

Carina Rozenfeld : Oh oui, je suis heureuse ! Quelle frustration ça a été pour moi, de voir la trilogie s’interrompre aussi brutalement au bout de deux tomes (et dont le deuxième, épuisé au bout de quelques mois, est vite devenu introuvable). J’avais eu la chance d’avoir un soutien, un élan incroyable de la part de mes lecteurs avec le prix Imaginales des Collégiens en 2009 et le Prix des Incorruptibles en 2010 pour le tome 1 et puis d’un coup, je les laisse frustrés, sans pouvoir accéder à la fin de cette épopée ! Il a fallu que je me batte d’abord pour récupérer mes droits de la trilogie complète, ce qui a pris quelques mois. J’ai de la chance, l’Atalante est une maison d’édition formidable qui n’a pas hésité à me proposer de reprendre l’aventure depuis le début. Du coup, le 23 novembre, les trois tomes sortent simultanément. On va retrouver Zec, Eden et Louis, à la recherche des trois Livres-Monde afin de recréer la planète Chébérith, effacée par l’Avaleur de Mondes…

 

 

Yabook : Que pourrons nous lire dans le troisième tome ? Que va-t-il se passer ?

Carina Rozenfeld : Cette fois, ils vont partir à l’étranger pour trouver le Livre qui leur manque. Ils vont devoir, encore une fois, affronter l’Avaleur de Mondes et faire face à des problèmes qu’on pourrait penser insolubles pour recréer Chébérith. Vont-ils y arriver ? Réponse dans le tome 3 !

 

 

Yabook : On termine avec tes projets. Sur quoi travailles-tu ?

Carina Rozenfeld : Là, je finalise le tome 3 de la Quête des Livres-Monde, j’écris le tome 2 de Phænix, qui sortira au printemps 2013 et je dois également terminer un manuscrit qui est déjà parti aux ¾ chez Denis Guiot pour la collection Soon, chez Syros. C’est un roman de SF qui s’appellera, a priori, Les Sentinelles du Futur. Après cela, j’ai prévu de m’arrêter quelques semaines histoire de me ressourcer, de laisser les idées qui sont encore à l’était d’embryons, le temps de se développer. Mais j’ai des projets pour l’avenir, on verra où ils me mèneront !

 

 

Yabook : Et quelles sont tes prochaines dates de dédicaces ?

Carina Rozenfeld : Alors, pour le moment, je n’ai que les dates des salons. Je vais faire plusieurs librairies, mais j’attends les confirmations de Robert Laffont. Je serai au Mans les 13 et 14 octobre, j’espère pouvoir faire un passage aux Utopiales en novembre, et comme toujours je serai au salon de Montreuil du 28 novembre au 3 décembre. Enfin, cette année, on pourra aussi me voir à Sèvres le 9 décembre. Pour les autres dates en province, je les annoncerai dès que j’en saurai plus.

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